Teil eines Werkes 
1 (1806)
Entstehung
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HISTOIRE NATURELLEL

DES

OISEAUX DE PARADIS.

LE GRAND OISEAU DE PARADIS EMERAUDE, MALE. ( 1.)

Nous avons assez fait appercevoir dans notre introduction les raisons qui ont donné lieu aux méprises des naturalistes qui ont parlé de cette espece d'oiseaux de paradis, pour n'avoir pas besoin de les reproduire ici, dautant plus que la description que nous en donnons suffira pour rectifier toutes ces erreurs.

Les auteurs qui ont fait mention du grand oiseau de paradis éme- raude lui donnent la grosseur de notre merle, tandis que sa taille égale celle de la corbine, à peu de chose près: quant à sa téte, elle est très forte, comme on peut le voir par la figure A de la planche 3, ou elle est représentée de grandeur naturelle. On concoit, d'après ces proportions, qui ne sont pas seulement apparentes, mais réelles, que toutes les autres parties de cet oiseau, c'est-à-dire les ailes, la queue et les pieds, ne doivent plus paroitre disproportionnées, et méême ridicules, comme elles le pa- roissent en effet dans les individus qui nous parviennent préparés par les sauvages; et que ces longues plumes subalaires qui flottent sur les flancs et sétendent très loin, en dépassant la queue, au lieu de sembler surcharger Toiseau, et devoir beaucoup l'embarrasser dans Taction du vol, prennent ici un caractere bien différent, en mèême temps qu'elles forment un ornement de la plus grande élégance.

Les yeux, placés comme dans la plupart des autres oiseaux, sont pro- portionnés au volume de la téête, et même plutôt grands que petits. Pour leur couleur, nous ne la connoissons pas, les voyageurs n'en ayant fait

aucune mention; ce qui prouve, je pense, que pas un d'eux n'avoit vu

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