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ne le repols muniquez la moindre de vos sensations, j'aurais ant rotre ecle honte de vous cacher plus longtemps ce que je ne puis me cacher à moi-mèême.— Mais ne le savez- ſous pas déjà, André? ne le savez-vous depuis long-
lemps? Mes actions, mes paroles, nevous auraient- dles pas livrLé depuis longtemps le mystère de cet
umame amour! Ne me suis-je pas vingt fois trahie, et pon- wonni ſiez-vous prendre pour de la froide amitié ce qui wétait qu'un chaleureux amour? Veus avez voulu
2, mon ani, m'épargner, André, en ne me montrant pas que présent dem yous lisiez déjà dans mon cœur. Votre délicatesse je les ai h répugnait à me laisser voir que ce secreu n'en élait ſaut heaucdm Nlus un pour vous. Vous avez agi noblement, mon jai des ae André, en m'épargnant, moi, pauvre ſemme! Je relis tonjo Comment vous en récompenser? Car enſin qu'y a- vos leltres t-il de plus aisé que de deviner les sentiments qu'on hien cet Au inspire aux autres, surtout lorsque soi-mème on di bien! Eutles partage? Et moi donc! pourquoi ai je d'abord e, elsi jem! deviné que vous m'aimiez, André, quoique vous ne nence, je lid me Teussiez pas dit encore, quoique toutes les ap- erilé.—Oüy parences dussent me persuader du contraire? Mais Jemandez- un instinct secret me disait:— Il Uaime,— oui, wareu que ja il vaime! tu ne peux lui étre indifférente, toi qui ien décili Jaimés tant aussi! Lorsqu'il me venait des doutes vmmencer.I sur cet amour, oh! alors c'était le plus pénible in- une tois, jell stant de mavie; mais toujours une espérancesecrète wiil Sagib G Séveillait dans mon cœur, une voix cachée me ds rapprend- disait toujours:— IlCaimera!— Et quand une réa- de, André; e lié brillante vint confirmer un si doux espoir, lors- T'amitié, W due ce fut André lui-meme qui me dit, qui m'écrivit jet prolonl en paroles de ſeu:— Sophie, je Laime!— oh, en Dräsenee- alors que de bonheur pour moi! quel indicible sen- onn liment de joie m'inonda alors, lersque je vis tous
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