(9) sion qu’on peut désirer, non-seulement sans nuire aux autres produits qu'on a tirés jus- qu'ici du sol, mais aussi en augmentant consi- dérablement leur abondance.
Le système de culture alterne peut se plier infiniment mieux que l’assolement triennal à satisfaire à tous les besoins d’une nation, selon les divers degrés de sa population, de sa ri- chesse et de son industrie. L'’assolement trien- nal est inflexible sous le rapport de la quantité comme sous le rapport de la nature de ses produits; calculé pour la culture de trois ou quatre espèces de céréales, qui formaient tout le domaine de l’agriculture à l’époque où il a été conçu, très-peu d’autres plantes peuvent y être introduites avec avantage; la quantité de produits animaux qu’il crée pour la nourriture de l’homme, comme viande, lait, beurre, fromage, est très-peu considérable: en sorte que, chez les nations qui l'ont adopté, les dix- neuf vingtièmes de la population doivent se nourrir presque uniquement de pain. La quan- üté de grain qu’il produit, prise en terme moyen sur un certain nombre d'années, est invariable- ment la même, et n’est susceptible de recevoir aucune augmentation, si ce n'est par des moyens
pris en dehors de lui-même: en sorte que chez


