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époques et des circonstances, et s'élever contre les tentatives qu'on peut faire pour accélérer la chute d’un édifice qui, dans sa vétusté, offre encore quelque chose de respectable.
Aujourd’hui nous voyons, chez toutes les na- tions de l’Europe, les cultivateurs les plus in- dustrieux remplacer l’ancien mode de culture par le système deculture alterne, qui exige beau- coup plus de capitaux et d'instruction de la part de celui qui le met en pratique, mais aussi qui lui offre un produit net infiniment plus considérable, et qui a pour principales bases: la suppression des prairies permanentes; la divi- sion des terres arables en un nombre tres-va- riable de soles, où s’introduit la culture d’un grand nombre de plantes récemment appro- priées à l’art agricole, et qui ne peuvent entrer dans l’assolement triennal; la culture alterna- tive, sur le même sol, des produits destinés à la nourriture de l'homme, et de ceux qui doi- vent servir à alimenter le bétail, des plantes qui épuisent la terre et de celles qui améliorent; le retour périodique de la culture des plantes qui permettent de détruire, pendant leur crois- sance, par des sarclages et des binages, les plantes naturelles du sol qui nuisent aux ré- coltes; et la suppression de la jachère. Dans ce


