(2) celle de tant d’autres institutions. Les bases de ce système étaient, le partage du sol en deux parties: l’une, destinée à rester en prairies per- manentes; l’autre, soumise à la charrue, et di- visée elle-même en deux ou ordinairement en trois soles; la culture exclusive des céréales; la jachère, employée comme préparation obli- gée, à la culture du froment ou du seigle, sui- vi immédiatement des grains de mars; enfin, la jouissance en commun du pâturage.
On ne me soupconnera pas, je pense, d’être un trop zélé partisan de ce système de culture; cependant il m'est impossible de dissimuler qu'il me semble parfaitement approprié aux circonstances de l’époque pour laquelle il a été concu, époque à laquelle l’agriculture ne pou- vait s'exercer que sur un petitnombre de plan- tes, prises toutes dans la famille des céréales. Si l’on considère l'extrême simplicité de ce système, l'harmonie avec laquelle toutes les parties qui Le composent se lient entre elles; légale répartition qu'il offre, sur toutes les saisons de l’année, des travaux qu'il exige; la facilité avec laquelle il s'applique aux sols de toute nature, et placés sous des climats très- variés; on jugera peut-être qu'il-eut été impos- sible alors d'imaginer une solution plus com-


