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colorées, on les remet dans la chaudière à une seconde opé- ration, ou bien on les laisse sur le pré quelques jours de plus. Ces nuances dans le coton blanchi proviennent sur tout de ce que, dans la première opération toutes les parties du coton peu- vent n'avoir pas été complettement et également impregnées de lessive; elles peuvent provenir encore de ce que, dans l’arran- sement du coton dans la chaudière, on peut l'avoir tassé trop fortement sur Certains points. Lorsqu'on juge que la lessive est épuisée par l’ébulition, on ouvre la chaudière et l’on arrose le coton dessèché par une nouvelle quantité de dissolution de soude: sans cette précaution, on court risque de le brüler. On pourroit déja juger par l'évaluation des matières et du temps employés dans cette opération, combien cette méthode est éco- nomique, si nous n'avions pas un moyen plus simple pour l’apprécier: c'est le bas prix auquel on blanchit le coton dans toutes les fabriques où ce procédé est usité. Dans le midi de la France, où cette méthode est aujourd’hui assez généralement répandue, on blanchit le coton à raison de 8 francs les 40 kilogrammes. Ce procédé nous a été apporté du Levant quel- que temps après l’introduction de la teinture du rouge d’Andri- nople; on la pratiqué, et néanmoins conservé comme secret presque jusqu’à ce moment où l’opération est encore connue sous le nom de blanchiment à la fumée.
Je ne croïs pas qu’on ait appliqué ceite méthode au blanchis- sage des fils de Jin ou de chanvre; ceseroit néanmoins un beau travail à tenter; sans doute qu’il faudroit employer des lessives plus fortes, des ébulitions plus prolongées; maïs il@appartient qu’à l’expérience de nous éclairer à ce sujet; et j'invite les artistes
à s'emparer de ce procédé tant pour le perfectionner encore que pour en étendre les usages.
Extrait du bulletin de la société phil.
Ce procédé a été employé avec le plus grand succès aux Bons- Hommes près Paris, par Bourlier.
Les Anglais toujours empressés de perfectionner leurs manu- factures, ont essayé le procédé de Chaptal aussitôt qu’ils en ont £u connoissance; illeur a complettement réussi. Voici ce qu’un savant a écrit de Londres.
Ertrait d'une lettre adressée à***,, traduite de l'anglais.
Un nouveau procédé pour le blanchinent vient d’être essayé à Balynuh: il à parfaitement réussi. Il paroît que le princire


