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ET D'HISTOIRE NATURELLE. 299
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Had O1. GLORBPLERRESTEÉE AU-MOMENT
D£ LA FORMATION DE LA TOURBE PYRITEUSE.
Révolutions arrivées depuis cette époque.
Les différentes substances qui se rencontrent dans la tourbe pyriteuse, les élémens qui la composent, l’ordre successif des couches qu’elle présente, le sol marécageux sur lequel elle repose, les coquilles fluviatiles qui se trouvent dans les couches inférieures et les coquilles marines qui recouvrent les couches supérieures, sont autant de données qui peuvent nous conduire à la découverte de sa formation, à celle de létat primitif de cette partie du globe où on la rencontre, et aux différentes révolutions amenées par la suite des siècles. L'esprit s’abandonne avec d'autant plus de confiance à ces conjectures, qu’elles sont appuyées sur des faits non douteux et que la nature déroule aux regards de l'observateur une des pages les plus anciennes de ses archives. Je vais essayer d’en être aajourd’hui l'interprète, réservant à des esprits plus exercés ce qui manquera à mes com- mentaires.
La plupart des géologues ont pensé que les eaux de la mer, après avoir couvert en entier læ surface du globe, n’étoient pas revenues sur les portions de terre qu'elles avoient d’abord aban- données. Quant à ceux qui ont soutenu l'opinion opposée, je ne trouve dans leurs preuves aucune observation de la nature de celles que nous offrent nos tourbières. Il est hors de doute que les coquilles fluviatiles disposées par couches dans un hiinon marneux, placées un peu au-dessus des premières couches de ia tourbe et bien au-dessous des coquilles marines ne peuvent s'être réunies dans les lieux où elles se trouvent que par la présence de quelque lac ou marais d’eau douce bien antérieur au retour des eaux de la mer. Toutes les autres circonstances locales s’atcor- dent parfaitement avec cette opinion, telle que cette tourbe marécagcuse retirée des tourbières de Beaurieux à la profondeur


