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travail des ouvriers. Cette tourbe elle-même est très-humide au moment où on l'extrait, et quelquefois un peu grasse au toucher.
Lieux où on la trouve.
Quoiïqu’on ne connoisse pas encore parfaitement tous les lieux où cette tourbe se rencontre, on peut cependant fixer à 64 my- riamètres carrés l’espace qu’elle occupe: elle est interrompue dans beaucoup d’endroits par des collines sablonneuses, des montagnes de pierres calcaires, par de vastes marais, par plu- sieurs rivières, telles que l’Aisne, la Somme, l'Oise, etc. Les communes où elle se trouve en plus grande abondance sont Beaurieux, Bourg, Urcelle, Liez, Benay, Beaurain, Jussy, Golancourt, les environs de la Fère, de Soissons, de St. Quen- tin ÿ Château-Thierry, de Beauvais, etc.
Le sol sur lequel elle repose. Banc de coquilles flayiatiles dans les couches inférieures.
Cette tourbe repose sur un sol qui varie selon les localités. Le fond est en général marécageux et limoneux, tantôt mar- neux, d'autrefois argileux ou sablonneux. J’ai observé que les couches inférieures de la tourbe qu’on"exploite proche Soissons, sur le chemin de Château-Thierry, étoient séparées des cou- ches supérieures par un lit d'environ un décimètre de marne limoneuse, grisêtre, molle, quelquefois convertie en tufochreux, ra d’un grand nombre de coquilles fluviatiles, la plupart en fragmens, parmi lesquelles j’ai trouvé quelques espèces bien entières, et dont les analogues sont vivantes dans nos étangs et nos rivières, telles que:
Helix cornea, Linn. Le grand planorbe à spirales rondes. Geoff. par. Helix palustris, Linn. Bulime des marais. Brus encycl. Helix vivipara, Linn. La vivipare à bandes. Geoff. par. etc. Circonstance de la plus grande importance pour la théorie de la terre, et pour son état au moment où la mer est venue de nouveau inonder nos contrées.
Couches marneuses.
Immédiâtement au-dessus de ces coquilles, on rencontre d’au-
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