Jahrgang 
51
Seite
286
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285 JOURNAL'DE PHYSIQUE?"DIE CH PME

2°, L'on voit dans la pl. IV du cit. Faujas et dans le dessin de mon père, que les mâchoires supérieures ont laissé entre elles, au milieu, entre les deux, une ouverture où grand canal; c’est le canal des narines qui, dans le crocodile, passe presqu’en di- rection horisontale depuis.le /ariax, et aboutit à l'extrémité des inâchoires par une flexion rectangulaire: il fait que l'animal peut respirer pour peu que le museau déborde les caux. L’évent des cétacés se relève bien différemment, et ne quitte presque pas les paroïs du crâne pour gagner l’ouverture située dans les inarsouins au-dessus des yeux. D'ailleurs le tissu des os des mâ- choires est solide et fort épais, ce qui n’a pas lieu dans les sauriens. Le prolongement des ossemens de la tête, quoique frac- turés dans la belle pièce en question, ne laisse pas que de faire voir une continuité et des extrémités plutôt séparées que bri- sées. Or, il est connu que les têtes des sauriens, sur-tout de la dragonne et d’autres lésards, sont composées d’une multitude de parties plus analogues avec les parties de la tête d’un oïseau qu'avec celles des mammifères, et je suis persuadé que lins- pecüon du morceau m’auroit fourni des preuves en grand nom- bre que le cit. Faujas pourra publier un jour.

Passons à l’étude des nerfs. Je crois être le premier qui a re- marqué dans la mâchoire inferieure des tortues franches, que les trous du nerf maxillaire et ceux qui font passer des vaisseaux sanguins, rebroussent à leur sortie au lieu de gagner le men- ton. La même chose a lieu dans les crocodiles, pour le plus grand nombre des trous jusque vers la septième dent; ceux qui. suivent s’échappent à angles droits ou vers le bord supérieur des mâchoires et dans la direction des dents. Cette propriété singulière n’a pas lieu dans les mammitères, et sur-tout pas dans les cétacés; les maxi!laires y sortent en petit nombre et gagnent le menton dans une direction horisontale. Les marsouins, armés de 40 dents dâns une seule mâchoire, ont à peine 3, 4 ou 5 de ces trous, au lieu que les reptiles en ont depuis 6 jus- qu'à un nombre infini, tandis que le nombre des dents est beaucoup moindre.

Dans les mâchoires du reptile saurien de Maëstricht les trous des nerfs font en général des angles droits avec l'axe du grand nerf de la troisième paire, mais les gouttières sitnées à la sur- face extérieure, sont tournées vers les condyles, et rien n’est plus évident pour les 5 ou 6 premiers, qui sont aussi les plus grands. Ces trous se multiplient ensuite et font comme dans le crocodile, plusieurs rangées plus ou moins confuses. J'ai compté