Jahrgang 
51
Seite
279
Einzelbild herunterladen

STEAM

à

ET D'HISTOIRE NATURELLE. 273

autre de gatorze vertèbres de la queue. Il en seroit venu tout uaturellement à conclure,

10, Que cette partie du dos et cette autre de la queue n’é- toient point d'un cétacé.

20, Qu’elles ne pouvoient être que d’un reptile saurien.

Une fois convaincu que ces reptiles avoient laissé leurs de- pouilles dans ces carrières, il auroit examiné avec une atien- tion plus scrupuleuse les autres vertèbres, les parties du carpe, celles des doigts, et divers ossemens moins connus dont les pareils ne se trouvent pas dans le squelette des cétacés. Soup- connant dès-lors que ces différentes’ parties avoient pu apparte- nir aussi à des reptiles, il auroit comparé de même la struc- ture des mâchoires, la dentition et le cours des nerfs, avec les parties analogues, le renouvellement des dents et la sortie des nerfs dans le squelette d’un crocodile et de quelques autres lé- sards; c’est alors que le mot de l’énigme auroit été connu de- puis longtemps, car il auroit découvert ce que j'ai trouvé, quoique fortement prévenu de l’opinion contraire:

Que non-seulement les z24choires, mais toutes les vertèbres ct la plus grande partie des ossemens, qui ne sont pas les débris des tortues, sont du squelette d’une espèce inconnue de reptile saurien qui a présenté dans sa structure de grands rap- ports avec les crocodiles et les autres lésards en même temps.

Enfin, qu'il z’existoit dans sa collection et peut-être dans aucune autre, des ossemens qui eussent appartenu à des cétacés ct qui se soient trouvés dans ces carrières.

Pour appuyer cette assertion de preuves convaincantes, je commencerai par une description détaillée des principales pièces de mon cabinet, et nous envisagerons en même temps celles qui se trouvent dans les collections les plus célèbres de Pariset de Harlem.

La colonne dorsale que j'ai indiquée ci-dessus présente 12 vertèbres couchées dans leur réunion naturelle. Les premières en sont redressées comme si l’animal avoit relevé la partie antérieure du corps. Toutes présentent en général une grande ressemblance avec celles d’un crocodile, non-seulement par la forme de la partie annulaire, maïs encore en ce que les six premières sont munies à la partie inférieure du corps, de ces tubercules que Grew(1) a décrits sous le nom d’ossa mucronala,

(1) N. Grew, Rarities of the Gratham College, page 43. Nnz2