Jahrgang 
51
Seite
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ELTU D BUS T'O ERN A TU RE LTLTE. 91 épiderme est destinée, suivant la plupart des physiologistes, à mettre au-dehors les produits excrétoires de la végétation. Or si la silice leur est étrangère êt même nuisible, comme lexpérience paroît le démontrer, ils doivent tendre à sen débarrasser, et cette épiderme doit en effet en être chargée, comme M. Davy la trouyé(1).

$. XXIV. Les analyses que jai rapportées plus haut ne sont pas inutiles pour la géologie: elles nous font présumer que les végétaux accumulent sur un sol siliceux de Îla terre calcaire, mais qu'ils ne donnent point de terre siliceuse sur un sol formé uniquement de cette dernière terre.

$. XXV. On peut conjecturer que lorsquon connoîtra les élé- mens des cendres des végétaux crus sur différens sols, on pourra avoir par la simple incinération dun végétal, un apperçu sur la nature du sol qui la fait croître. On pourra peut être mème

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(1) Ce naturaliste conseille(mémoire cité plus haut), pour éprouver si la silice est un produit de la végétation, de continer dans des récipiens reposant sur le mercure, des graines de roseau ou de bled, et de les y faire végéler dans un terreau formé de quantités connues des seules terres solubles aux acides. Cette épreuve donneroit sans doute des résultats très-exacts; mais}£ crois quelle est impossible à exécuter, parce que ce terreau qui devroit être le résultat de la décomposition de substances végétales ou animales, vicieroit trop l'atmosphère contenue dans les récipiens, pour que les plantes pussent y vivre, et lors mème que lon réussiroit à intercepter la communication du terreau avec lat- mosphère la partie supérieure de la plante végéteroit dans le récipient, ce qui seroit très-diflicile à exécuter dans les premiers temps de son développe ment, elle ne prendroit Jamais assez daccroissement quelque grauds et quelque multipliés quon suppose les récipiens, pour que Panalyse des plantes provenues de cette mamière pûl donner des résultats satisfaisans; car Pexpérience m'a pronvé, ainsi quà tous les naturalistes qui ont fait des expériences de ce genre, que es plantes ne prenoient que très-peu daccroissement après leur développement hors de la graine, dans une almosphère non renouvelée Phumidité est ex- trême par le transpiration de la plante. On pourroit faire avec plus de facilité, mais avec moins dexactitude les épreuves conseilles par Davy, en relranchant les récipiens. Mais 1l sera toujours très-difhcile(comme on le verra dans les analyses que je donnerai des terreaux calcaires) dobtenir un terreau dépourvu de silice, en quantité suffisante pour ces expériences. Comment en eflet préparer deux à trois quintaux de terreau calcaire? car il en faudra autant pour produire des plantes dont les cendres puissent être analysées. Comment, dis je, le prépa- rer sans que latmosphère dépose sur Les substances végétales on anum les qui le forment en se décomposant, une quantité sensible de silice, pendant les trois ou quatre années employées à cette opération? On ngnore pas qu'en donnent aux plantes pour support des terres simples sans mélange de sub.tances végéla- Îes ou ammales décomposées, ces végétaux n°y prospéreroient guère mieux que dans leau distillée.