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ET D’ HES.TOIRE IN'A/TIU R ETAILE 301
Après avoir tenu rouge pendant une demi-heure dans un test cent grains de cette mine de plomb cristallisée, ils ont pris et conservé une couleur rouge de rubis, ne se sont point sensible- ment déformés, n’ont point diminué de poids. J'ai encore tenu le test exposé au feu pendant une heure, les cristaux rouges de plomb sont devenus noirâtres à leurs surfaces, sans duninuer e poids; les ayant pulvérisés, ïls ont pris la couleur du jaune
de Naples, et sont propres aux expériences comme Ja mine qui
n’a pas été exposée au feu.
J'ai coupellé dix grains de cette mine avec vingt parties de plomb; le bassin de la coupelle pénétré de feu avoit une belle couleur rouge nacarat qui chatoyoit en vert érneraude. Aucune substance métallique n'offre rien de pareil, ne laisse le bassin de la coupelle empreint d’un beau rouge brun. Cette mine de plomb ne contient point d’argent.
L'effet de l’acide marin sur la mine rouge de plomb cristallisée est relatif à sa concentration; j'ai mis de ces cristaux pulvérisés dans un matras; j'ai versé dessus douze parties d’acide marin que j'ai-étendu de trois parties d’eau; je l'ai tenu en digestion sur le feu; cette mine s’y est dissoute en partie, et asprocuré une couleur jaune foncé à l'acide, lequel ayant été concentré par l’évaporation, est devenu vert émeraude.
J'ai versé sur une autre portion de ces cristaux de l’acide marin purifié(1), il a dissous à chaud, le plomb, le chrome et une partie de l’antimoine; il a pris la plus belle couleur verte; il s'est précipité par le refroidissement de petits cristaux de sel stibié(2), en lames blanches, carrées, transparentes; ce qui res- toit au fond du matras ayantété épuisé de plomb et de chrome par l’acide marin, étoit d’un blanc grisâtre: ayant rassemblé ces cristaux et le résidu, je les ai sèchés sur un papier gris; ils ne- soient près de moitié de la quantité de mine que j’avois employée. Ce sel stibié exposé au feu, décrépite, mais si on le pulvérise,
(1) La couleur jaune de l’acide marin du commerce, est due à du fer: on l’en dégage en distillant cet acide sur du sel marin blanc calciné: lacide qui passe a la limpidité de l’eau.
(2) Ce sel formé d’acide marin et d’antimoine, est semblable par la forme et les propriétés, au sel stibié naturel qu’on a trouvé dans de la galene de Pizibram en Bohème, et à Brawnsdorf en Saxe; exposé au feu du chalumeau,, sur un char- bon, il décrépite, fond, se réduit et s’exhale en chaux blanche.
ain au— re En re" mûr ps 1e"+


