26 JOURNAL DE PHYSIQUÉ, DE CHIMIE
duit également dans la trachée artère, et la remplissoit avant la naissance de lPenfant. Ilest donc nécessaire d’en faciliter l'écoulement, lorsque l’enfant est sorti du sein de sa mère. La uature l’opère ordinairement seule; mais quelquefois ses efforts sont impuissans,€t On croit l'enfant mort. Il faut l'aider dans cette circonstance: c’est ce qu’a fait l’auteur sur treize enfans;, qu’il a rappelés à la vie en facilitant le äégorgement de cette liqueur.
Le docteur Buvina a fait des expériences tendantes à prouver que la partie rouge du sang dans un animal vivant est retenue dans ses propres cavités par force de la vitalité active des parties, plus que par défaut de capacité des vaisseaux et des pores. C’est ce qu'il a prouvé en faisant des injections de sang. Ces injec- tions, dans l'animal vivant, ne pénètrent que dans les vais- sceaux où il circule pendant la vie: c'est ce qu’il a prouvé sur un veau vivant. Mais ayant Ôté la vie à cet animal, en cou- pant la moële épinière, l’injection a aussitôt pénétré dans les vaisseaux les plus déliés du périoste, et autres parties, et leur a donné la couleur rouge qu’elles n'ont point chez l’animal vivant. Il a même vu le sang sortir par des plaies, telles que celles des vésicatoires. Il en conclut que si le sang dans l’animal en vie ne pénètre pas dans plusieurs vaisseaux déliés, tels que les Iymphatiques et autres, c’est par la résistance qu’oppose la force de la vitalité, et non à cause du petit volume de l’orifice des vaisseaux.
Les échimoses spontanées qui ont lieu dans le scorbut et quelques autres maladies paroïssent venir de l’affoiblissement des forces vitales qui permettent au sang de pénétrer dans les vaisseaux capillaires.
Le même auteur a démontré, par des expériences directes, qu'une portion d'os de cadavre récent peut être greffée sur un os d’un animal vivant de la même ou de différente espèce.
Il a fait, avec Vassali, des expériences pour reconnoître si l'opinion des anciens qui prétendoient que les maladies con- tagieuses étotent produites par des sectes étoit vraie: mais leurs recherches leur ont fait voir que cette opinion n’étoit pas fondée.
Pinel a publié les observations nombreuses qu’il a eu occasion de faire sur les fols et les maniaques. Il a fait voir qu’un trai- tement doux et honnête, maïs ferme, calme souvent la fureur de ces malheureux, et suffit le plus souvent pour leur faire recouvrer la raison.


