ET D'HISTORRÉE NATUREL LE. 14
4°. Que comme Humboldt l’avoit aussi observé, le galvanisme
peut exciter des mouvemens dans des organes tout-à-fait indé- pendans de la volonté, tels que le cœur et l’estomac.
8°. Que le fluide salvanique, provenant d’un animal à sans chaud, peut agir efficacement sur les nerfs de l’homme.
6°. Que les phénomènes galvaniques ont lieu sans l’inter- vention d’aucun corps extérieur: qu'ainsi la cause qui les pro- duit réside dans l’économie animale vivante,
7°. Qu'ils peuvent se manifester au moyen d’une chaîne établie entre deux points d’un même nerf, et par adduction dans des organes mis en contact avec quelque partie de la Char.
Vassalieandi a donné des observations intéressantes sur le galvanisme. Nous ne savons point encore, dit il, quelle est la cause de ces phénomènes extraordinaires. Volta est porté à croire, que les contractions musculaires sont excitées par l’élec- tricité qu'acquèrent les métaux qui se touchent, ou les corps hétérogènes qui servent de conducteurs; et que par conséquent on ne voit aucune électricité animale dans les phénomènes du galvanisme, lesquels, dans cettethéorie, ne prouvent autre chose, sinon que les animaux sont des électromèêtres plus sensibles à la moindre électricité que tous les autres électromètres.
L'auteur rapporte ensuite les expériences de ceux qui attri- buent les phénomènes quelconques à une électricité particulière aux animaux. Et il conclut, en disant:« Si j'avois une opinion « à émctire, je serois porté à croire que les contractions mus- « culaires sont produites par le mouvement de l'électricité ani- < male dirigée par les conducteurs de l'électricité naturelle.» Les chansemens d’électricité qu'éprouvent dans le corps les divers fluiles peuvent servir à expliquer ces phénomènes; car Jui-même a prouvé, par exemple, que urine, en sortant, a une électricité égative, tandis que le sang qui sort de la veine a une électricité positive.
Fabbroni a publié un beau travail sur plusieurs phénomènes attribués au galyanisme. On a rangé, dit-il, parmi les phéno- mênes galvaniques celui dont parle Sultzer dans sa Théorie des plaisirs, publiée en 1767, c’est-à-dire, la sensation mystérieuse qui se manifeste sur la langue à l'approche de deux métaux en contact mutuel, lesquels n’en auroient excité aucune Sion les eût appliqués séparément sur cet organe; mais bien loin de les attribuer au feu électrique, j'imaginai qu'ils dépendoient d'une opération chimique, c’est-à-dire, d’une action qu’exer-
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