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L’eau de la mer lui a paru moins dense sous l’équateur qu’à quelque distance de l'équateur.
Buch a donné des considérations sur le baromètre, dans lesquelles il examine les causes de ses variations. Il pense que le baromètre et ses variations ne tiennent point à l’état de la surface de notre globe, et qu’ilen faut rechercher Les causes au-delà. Ses preuves sont ques:
1°. Le baromètre varie très-peu sous les tropiques, et ses variations augmentent à mesure qu'on approche des pôles. Or Si ces varlations tenoient à l’état de l'atmosphère, elles devroient également se faire ressentir sur toute la surface du globe.
20. Le baromètre demeure souvent à-peu-près immobile au milieu des plus grandes agitations de l’atmosphère. Ainsi, en 1794, le Vésuve étoit dans la plus grande agitation. La terre étoit ébranlée; l’air étoit embrâsé par les flammes du volcan, et rempli de cendres, de fumée. Le baromètre étoit à-peu-près immobile.
Cotte a présenté un tableau des grands hivers qu’on a éprouvés. Une discussion s’est élevée entre les savans de Paris au sujet du froid qui devoit avoir lieu dans l'hiver de l’an 7(ou de 1708 à 1799). Les uns prétendoient que l’hiver seroit rigoureux, parce que celui de 1598 à 1399 le fut, soutenant que la même température devoit avoir lieu tous les quatre cents ans.
Mazuyer avança que les grands hivers de nos climats arrivent de la quatrième à la cinquième année, ou de la huitième à la neuvième de l’ancien calendrier: parce que suivant la remarque dè Toaldo, les saisons et les constitutions des années doivent avoir une période à-peu-près égale à la révolution de l’apogée lunaire qui est de huit à neuf ans; et que vers le milieu de cette période, c’est à-dire tous les quatre à cinqans, il doit yavoir un retour. Aussi l’hiver rigoureux de 1788 à 1789, date de dix ans, et celui de 1794 à 1795, date de quatre ans.
Cotte paroît plutôt s’en rapporter à la période de dix-neuf ans, qui ramène la lune aux mêmes points. En conséquence, il estime que la température générale d’une année doit correspondre à celle de chaque dix-neuvième année antécédente depuis le commencement du siècle. Mais il ne regarde ces apperçus que comme des probabilités.
Tome VII. NIVOSE an 8. C


