DU TRADUCTEUR, x
surtout elle met en œuvre ceux qu’il contient déjà. Des marnages qui alternent successivement avec des amendemens de fumier, donnent au sol une grande fécondité; mais des marnages répétés successive- ment, sans mélange d’autres engrais, appauvrissent le sol au point dé le rendre à peu près stérile.
Le charroi formant la plus grande partie des frais du marnage, il importe de se procurer la marne autant que cela est possible dans le voisinage des lieux auxquels on la destine; et de mettre dans la dis- tribution des ouvriers et des attelages qui sont employés tant à lextraire qu’à la charrier, un ordre qui prévienne les pertes de terns. Dans tous les cas la prudence veut qu’on fasse l'essai du marnage sur de petites surfaces, afin d’en calculer d'avance les frais, et de les mettre en opposition avec les avantages qui doivent en résulter.
El en est de la quantité de marne à donner à un champ comme de celle de la chaux, elle varie selon la nature de la marne et du sol, et selon l’espace de tems durant lequel on veut que son effet se prolonge. Comme la chaux, la marne demande à être mêlée avec le sol aussi soigneusement que cela est possible, pour cet effet il convient de la charier sur les champs avant la gelée, afin que celle-ci et le dégel la divisent et la pulvérisent.
Le gypse(plâtre) épandu sur les trèfles et sur les plantes à fleurs légumineuses et crucifères en général, produit des effets étonnans, pourvu que le sol soit dans un état prospère; car sur des terrains maigres et épuisés; il ne produit pas des avantages sensibles. Il paraît avoir aussi beaucoup plus d’action dans les terrains secs que dans les humides, en tems sec qu’en tems pluvieux.
Le gypse, ou plâtre, agit principalement sur les plantes elles-mêmes, cependant il n’est pas sans influence sur le sol; une expérience faite par l’auteur semble du moins le démontrer.
Les recherches faites jusqu’à ce jour pour découvrir de quelle mas nière cette substance opère, n’ont pas encore produit une solution satisfaisante de ce problème; mais il ne saurait y avoir aucun doute sur la réalité de leffet. L'usage à démontré que, pour faire usage du plâtre, le mieux est de choisir le moment où les feuilles du trèfle et


