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D'A GRICULTURB. 11
ent ètre imputés à lai-méême ou à d'autres; et une juste
dens seulement qui peuv zelle est guidée par la raison, empéche pour la suite
sensibilité, lors cependant qu des fautes semblables.
§ 57. 6 ses agrémens, a tant d'uniformité, et malgré ses elle peut difficilement suffire à non. Dans le choix
La vie des champs, malgr occupauons tant d'heures de désceuvrement, qu' une téte acuve, qui ne se donne pas quelqu'autre occupa
...„... que l'agriculteur peut faire d'une étude accessoire, il n'en est aucune qun lui
e naturelle. Il peut sabandonner mienx qu'aucun
convienne mieux que'histoir au sein de la nature et d'approfondir ses
autre à Pheureux penchant de vivre sublimes lois; et loin de devoir interrompre ses occupalions pour le sausfaire,
il peut au contraire presque roujours les réunir.
Si le monde moral et les rapports de société ne nous présentent souvent que Pporls 1
le pénible spectacle d'une résistance aux lois de la rais e, nous offre d'autant plus d'ordre
mystères. Non-seulement les
on, qui répand sur la terre
la douleur et la misère; la nature, au contrair et d'unité que nous pénétrons plus avant dans ses peautés que nous y découvrons satisfont notre goüt, mais encore elles sont pour
nous une démonstralion, que la sagesse éternelle qui développe à nos yeux ses
guvres dans le monde matériel, et qui reproduit la matière sous des formes tou-
jours nouvelles, aura, dans le monde moral, aussi ordonné toutes choses d'après
un plan harmonieux, dont P'accomplissement est réservé à l'éternité.
Ce sentiment, quoique vague, est plus vif chez l'homme des champs que chez Thabitant des villes. C'est par cette raison qu'on a observé plus de véritable religion chez les peuples agricoles que chez ceux adonnés ou à la guerre ou au commerce.
Sans le penchant pour la nature et Ja connaissance de ses lois, celui qui embrasse la vie agricole y trouvera facilement de l'ennui; il lui faudra une extrème ré- signation pour se consacrer entièrement au devoir; et cette résignation devra eire d'autant plus grande qu'il anra recu une éducation plus soignée-
plusieurs personnes accoutumées à la vie de la ville et à ses variétés, ont, à la suite de chagrins ou d'autres causes, voulu la quitter pour se vouer à Pagri- culture; mais ils en ont bientôt trouvé les devoirs et les privations trop pénibles, el malgré les pertes sensibles qui résultaient de cette interruption, ils ont aban- donné, en tout ou en partie, Pentreprise qu'ils avaient ſaite. Parmi ceux qui avaient regu une éducation plus relevée à la ville, je n'ai rencontré de fidèles à leur en- treprise et d'heureux dans son exécution que ceux qui se livraient tout entiers au
penchant qui les portait à vivre avec la nature, penchant qui ne peut exister chez
Thomme éclairé qu'avec une connaissance approfondie de ses lois. § 38. L'homme qui sent en lui-méme ces talens réunis à cette inclination, ou qui ya montré des dispositions dès sa jeunesse, se vouera avec beaucoup de succès à Pagriculture, et, sil en acquiert une connaissance complète, pourra y


