PREFACE DE LAUTEUR C).
Ox sait combien, dans les fabriques et les manufactures, des machines appropriées contribuent à abréger et faciliter le travail, et en mème temps à donner un plus haut degré de perfection aux produits. L'ouvrier le plus habile et le plus laborieux ne peut exé- cuter seul, avec les plus grands efforts, ce qu'un autre peut faire sans aucune peine avec de bonnes machines. Aussi on sait par- tout apprécier Pavantage des bonnes machines dans les manu- factures, et on s'occupe tous les jours à les perfectionner; mais nulle part ces perfectionnemens n'ont été poussés plus loin qu'en Angleterre. C'est là la cause pour laquelle les Allemands, avec toute leur assiduité au travail, n'ont pu encore parvenir à riva- liser avantageusement avec les manufactures anglaises, sous le rapport de la bonne qualité et du prix des produits, quoique les premiers aient tout Pavantage du bas prix de la main-d'œuvre et des subsistances.
Les Anglais ont acquis, par une suite naturelle, un talent émi- nent dans la science des machines et dans la mécanique pratique. Si on voulait admettre ici l'existence d'un talent national naturel, je crois qu'on le rencontrerait encore à un plus haut degré dans le caractère allemand. Ce genre de talent est très-commun en Alle-
(1) L'ouvrage original ayant été publié en trois livraisons, on a réuni ici les préfaces qui accompagnent la 1re. et la 5e. liyraisons.(Note du traducteur.) 2


