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étant le fruit de l'expérience, de la réflexion et du temps, l’homme grossier, dont la main trace péni- blementun sillon, ne quittera Jamais de lui-même le sentier battu, pour se livrer à leur recherche ou à leur pratique. Incapable de cette tension d'esprit qu'exigent de nouvelles combinaisons; timide par ignorance et par intérêt, il n’osera se frayer des routes nouvelles. Le loisir, d’ailleurs, est néces- saire pour inventer, et il n’en a pas plus que de capitaux disponibles,« Sa routine, comme l’a dit avec tant de vérité Le président de la Société d’a- griculture deTrévoux, M. Perrier, n’est que le résultat nécessaire et forcé de sa position, Souvent témoin, quelquefois victime d'opérations hasar- dées par un zèle sans expérience ou dirigées par l’opiniâtreté d’un faux-savoir, il se roidit toujours contre toutes les innovations dont il devra suppor- ter les chances; il’adoptera jamais de nouvelles méthodes par la seule force de la persuasion, et1l faut pour qu’il s'y livre, qu’exécutées sous ses yeux, les avantages lui en paraissent décidément infaillibles.» Nous ajouterons à ces vérités que c'est sur-tout à lui que sont applicables ces paroles royales qui ont retenti dans toute l'Europe: 4 côté de l’avantage d’améliorer se trouve le danger d’in- 1100ET.
C’est conséquemment par l'entremise indispen-
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