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comme on l’a dit; et ils objectent unanimement, toutes les fois qu’on leur propose d'essayer une nouvelle plante qui a enrichi les cantons qui l’ont adoptée, que leur sol et leur climat s’ÿ refusent.
Où en serions nous encore cependant, si des cultivateurs aussi zélés qu’intelligens, si des pro- priétaires instruits n'avaient pas transporté dans nos champs cultivés, soit de nos jardins, soit de nos prairies naturelles, et même de nos friches, soit de l’étranger, le trèfle, le sainfoin, la lupu- line, le sarrasin, la gaude; la spergule, le maïs, la pomme de terre, la patate, le topinambour, le tournesol, le pastel, le carthame; lacaméline, la chicorée sauvage, le houblon:, lé pavot, la ca- rotte, le chou, le panais; la betterave, la soude, la cardère, la garance, le tabac, le genêt, Pa- jonc, le cotonnier; et plusieurs autres espèces ét variétes précieuses de plantes inconnues dans les cultures en plein champ des premiers temps de notre êre; et qui ont été des sources fécondes de richesses, par-tout où elles ont partagé avec lés céréales le droit qu’elles ont incontestablèement d'occuper alternativement le sol avec elles?
Nous nous sommes donc imposé le devoir de faire connaître les avantages que chacune de ces
plantes et quelques autres présentaient pour n6$
eullures; nous avons sur-tout insisté sur le mé-


