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dite par ceux des départemens et des cantons de la
France où la culture est la plus vicieuse.» Quelque surprise que doivent occasionner ces renselgnemens, auxquels nous n’avons rien chan- gé, à ceux qui sont habitués à juger bien diffé- remment de l’agriculture anglaise, soit en l’exa- minant avec une prévention favorable, soit en s’en rapportant aux écrits mensongers de ceux qui n'ont jamais pu la bien connaître et qui ont été séduits par les efforts, très-louables sans doute, de plusieurs grands propriétaires, imités avec suc- cès par d’autres cultivateurs aussi zélés qu’ins- iruits, nous pouvons assurer qu'ils sont de la plus exacte vérité, et que ce pays si vanté a, commé tout autre, ses charlatans et ses routiniers en agriculture> et que notre propre pays nous offre aussi ce que nous aimons à trouver ailleurs. Cependant, il suffit souvent pour nos anglo- manes de donner, même à un mauvañs ouvrage, un iravestissement anglais, pour Le leur faire re- chercher avidement, et nous devons en consigner ici un exemple remarquable.« Je connais, nous dit l’auteur aussi patriote qu’érudit de la Biblio- graphie agronomique, un livre composé en France, mort dès le berceau, et qui, au moyen d’une phy-
sionomie anglaise, a obtenu une résurrection com-


