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(129} bruyères, ses marais, ses déserts; que ses ani- maux comptent aussi des espèces inférieures; qu’il sait tout cela, et qu'il est bien loin de trans- former chaque fermier, chaque gentleman en Co- lumelle, et d’en faire autant de Triptolème; que ce sont autant d’excès incompatibles avec la vé- rité.» Ajoutons qu'il reconnait plus loin que«{a masse des cultivateurs y suit presque aussi routi- nicrement que par-tout ailleurs la marche qu’elle trouve établie.»
Le second, M. Pictet, dans la préface de son Court d'agriculture anglaise, après nous avoir également entretenus des progrès de cette agri- culture, avoue avec la même franchise que« l’An- pleterre offre encore, dans plusieurs de ses pro- vinces, l’exemple d’une culture imparfaite et barbare; de vastes communaux presque inutiles; des marais pestilentiels susceptibles de desséche- ment; desinstramensoratoires d’une construction défectueuse et d’un emploi ruineux; des races de bestiaux dégénérées; une perte évidente de temps et de force dans l’application des bras, ou des animaux de travail; une persévérance opiniâtre dans la triste méthode des jachères; enfin des asso- lemens qui ruinent le sol, le fermier, le proprié-
taire, et qui ne sont pas M Ême surpassés en absur-


