({ dx2:9 mais mal conçues et mal exécutées; et c’est ainsi queJja bonté d’un procédé nouveau estsouventcom- promise par la manière avec laquelle on procède à son exécution.
Disons aussi-que tandis que quelques instans suffisent souvent pour voir éclore les découvertes les plus précieuses et les plus réeiles en physique, en chimie, en. médecine, en histoire naturelle, il faut généralement plusieurs années pour bien constater la réalité de la plus simple découverte en économie rurale; circonstance qui en retarde nécessairement les progrès, et qui, au lieu de ralentir le zèle des agriculteurs, doit au coniraire| l’exciter et sur-tout l’entretenir.
Il convient donc, lorsque l’on désire réformer d'anciens assolemens, de ne pas chercher à y ar- river par une transition brusque-et irréfléchie, de ménager autant qu'on le peut les vieilles habi- tudes et même les préjugés, et de se rappeler que le passage à une nouvelle rotation de culture exige nécessairement d’abord plus de bras, plus de ca- pitaux, et une attention plus soutenue.
Il faut encore-examiner si la nature et la situa-
tion des terres n’exigent pas que l’on adopte plu-
sieurs modes d’assolement sur la même exploi- tation, comme nous avons vu M. Morel de Vinde le faire avec avantage sur la sienne, ainsi que


