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Nous voyons aussi, par les détails dans lesquels les agronomes que nous avons cités entrent à l’é- gard de la culture de la luzerne et de plusieurs autres plantes, qu'ils avaient, comme le recon- naît T'haer, dans les environs de Fiome et dans les contrées les plus peuplées de l'Italie, une cul- ture semblable à celle des jardins et un assole- ment alterne bien plus avantageux que l’assole- ment triennal, qu’ils avaient introduit dans leurs provinces les plus éloignées et surtout dans celles d’où ils tiraient les grains qui leur étaient néces- saires. Nous verrons plus loin un auteur italien, Franceschi, prouver dans une dissertation cou- ronnée par l'académie des Géorgiphiles de Flo- rence, sur la solutien du problème des jachères, que, malgré leur antiquité, elles n’ont jamais été un précepte de l’agriculture des anciens.
Nous dirons donc que s'ils n’ont pas fait des progrès plus avancés sur ce point, il nous semble qu’on peut l’attribuer, comme nous l’avons déjà observé, au cercle étroit de leurs connaissances en physiologie végétale, à leur ignorance sur le mécanisme de la végétation, à la supposition que les racines étaient les seuls organes destinés à la nourriture des végétaux, ainsi qu'au nombre très- resserré des plantes qui avaient été introduites
dans la culture des champs, à cette époque tres-


