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avoir détruits, des fèves, où des raves, ou du millet, puis du froment l’année suivante, et à la troisième année on-les remet en pré(1).
Femarquons aussi que les Romains admet- taient dans leurs cultures un excellent mélange de plantes graminées et légumineuses; sous le nom de farrago, dont nous avons probablement tiré le mot français fourrage; et qu’on fauchait en vert, comme celui que nous désignons souvent sous le nom de dragée, ainsi que lPocymum, autre pro- duction très-utile, qu’ils intercalaient avantageu- sement avec la culture des céréales.
Quoiqu’on trouve à côté des vérités que nous venons de tirer de l’oubli auquel elles étaient injustement condamnées, des opinions qui sont ou qui paraissent être au moins en opposition avec elles, etqui ont été confondues avec les er- reurs et les préjugés de cet âge, il ne nous sem- ble pas moins démontré, par le petit nombre d'exemples frappans que nous venons de rappor- ter, que les anciens avaient des notions assez exactes ét assez étendues sur les premières rè-
gles qui doivent diriger les assolemens raisonnés.
(1) Senescunt prata restituique debenf fab in his.saté, vel rapis, vel milio. Mo:r in sequente anno, frumento,,
rursusque ën prala tertio rélinqui. Lib. XVIIE, cap. 25.


