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A. Grande roue que fait mouvoir un homme, moyennant Îes chevilles qui divisent sa circonférence. A l'arbre de cette roue sont adaptés le rouet B, et le volant X, qui facilite et entretient le mouvement.
C. Treuil dont le pignon, mené par les dents du rouet B, fait trois révolutions pour une, de la roue motrice.4.... Les douze cames ou chevilles, distribuées le long de ce treuil, faisant baisser deux par deux, le petit bras des six bascules D, produisent 36 coups de battoir, à chaque tour de ladite roue 4.
ÆE. Cylindre tendu par quatre cordes à son centre, et dont les six cordons T', guidant les bascules, leur donnent une force élastique, lorsqu'elles échappent à la pression des cames du treuil C. (Fig. 1. et3.°). L'effet de ce guindage est d'imiter l'impulsion nerveuse des bras d’un batteur; autrementil auroit fallu donner aux battoirs une pesanteur équivalente à la force du coup nécessaire pour expulser le grain, ce qui eût immanquablement écrasé et mutilé la paille; au lieu que les masses et leurs bascules sont d'une construction la plus légère possible, proportionnellement à l'effort qu'elles doivent supporter.
Le treuil C, porte une grande poulie, dont la corde sans fin, produit ving-quatre révolutions du volant Z, dont les aîles, agitant l'air avec vélocité, repoussent au-dehors les pailles-folles et la poussière du grain qui tombe du crible.
K. Est ce crible, en forme d'ange fendue et grillée par le bas; il pose librement sur deux traverses du bâtis; et son bras, qui est une verge de fer, levé fréquemment par les fuseaux d’une lan- terne G, adaptée à l'axe du volant 7, donne, en retombant, les secousses nécessaires pour faire échapper le grain, qui tombe vanné et criblé dans la caisse inclinée Z, dont on ouvre le volet pour l'en retirer.
Lorsque les gerbes sont battues d'un côté, il faut les retourner; ce qui ne se peut faire en la manière accoutumée, car les épis se trouveroient du sens contraire aux battoirs.... Voici le retournoir


