(434) AGRICULTURE
Jée, et qu'il n’y en a pas une trop grande: quantité, elle n’est point un obstacle à cette opération. Je fume toujours avec du fumier de moutons, et à la quantité de huit voitures de deux forts chevaux par pose. Il importe que le fumier soit bien éparpiilé sur le terrain. parce que s’il reste des petites masses, le blé qui se trouve dessous en est quelquefois étoufré ou brûlé.
Dès qu'on peut entrer dans Îles terres sans que les pieds des chevaux y enfoncent trop, c’est-à-dire, en mars ou avril, je fais semer peuf livres de graine de trèfle par pose, puis herser, én garnissant la herse avec des épines. Cette opération à plusieurs bons effets: elle donne une culture au blé et ranime sf vépé= tation;'elle divise, et fait pénétrer le fumier, et assure la levée du trèfle en le couvrant sufs fisammerit de terre. Aux premières pluies chau- des, le trèfle lève, et le progrès de la jeune plante est rapide, parce que les sucs du fu= mier pénètrent peu-à-peu avec les pluies du printems, en même temps que la racine pi- votante du trèfle; trouve une terre remuée à Ja bèche dans toute la profondeur qu’elle doit atteindre, et que Îles radicules latérales se mul tiplient et.se fortifient en s’abreuvant des sucs nourriciers de l’engrais.
Dans les années favorables, le trèfle à uæ


