DE GRIGNOX. 13
sivement à mesure de l’augmentation des inscriptions.
La deuxième école, sera celle des élèves destinés aux emplois immédiats de la culture; elle se composera d’en- fans sans fortune et d’orphelins, âgés de huit aus au moins, et de douze ans au plus.
Ils recevront l'instruction religieuse et primaire; con- duits par des chefs de travail éprouvés, ils seront em- ployés aux travaux de la culture des fermes et des jardins et à la conduite des troupeaux ,. de manière à en former, suivant leurs goûts et leur aptitude, des laboureurs, des valets de ferme expérimentés, des jardiniers instruits ou de bons bergers. Une partie de ces élèves sera reçue gra- tuitement; les autres paieront une pension modique, qui sera déterminée par le conseil d'administration; tous re- cevront, à leur sortie de l’école, une gratification pro- portionnée à l’utilité de leurs travaux.
L'institution royale agronomique de Grignon remplira, pour l’agriculture et pour les arts industriels qui s’y rat- tachent, un but semblable à celui que la célèbre école polytechnique et les écoles d’application, qui en dérivent, ont atteini avec tant de succès pour les diverses carrières des services publics; elle présentera à la jeunesse qui s’élève, avide d'instruction, des études attrayantes par leur variété, et dont l'utilité leur sera démontrée chaque jour sur le terrain.
Les élèves y passeront, loin de la corruption des villes, dans une vie active et partagée entre l’étude et les tra- vaux intérieurs, l’époque dangereuse du premier déve- loppement des passions.
Élevés dans les meilleurs principes de religion ettde morale, ces jeunes gens prendront à Grignon le goût de la campagne, si favorable aux mœurs, et celui des oc- cupations paisibles de la vie agricole, qui, remplissant


