2 INSTITUTION AGRONOMIQUE
mages et des impôts; enfin, elles contribuent puissamment à la stabilité du crédit public, au maintien de l’ordre, à l'extension des relations commerciales dars l’intérieur et à l'étranger, et à la réduction du numéraire exporté.
Ces résultats si importans dépendent de l’application judicieuse des bonnes méthodes éprouvées par l’expé- rience; mais cette application ne peut se généraliser que par l’exemple d’agriculteurs possédant à la fois une bonne instruction jointe à une assez grande expérience et à une fortune suffisante pour les premières avances; ils sonten bien petit nombre en France, et c’est à augmenter cette classe précieuse que doivent tendre les efforts de tous ceux qui désirent la prospérité de notre pays.
Pour y parvenir, il faut répandre l'instruction et les goûts agronomiques;, en présentant aux diverses classes de la société la facilité d'acquérir à la fois les connais- sances et la pratique nécessaires pour concourir utile- ment aü succès des perfectionnemens les plus dési- rables.
La culture ordinaire ne peut plus donner maintenant de bénéfices importans: beaucoup de cultivateurs, soit faute d’instruction, soit faute des fonds nécessaires pour les améliorations, absorbent sans fruit leur patrimoine et ruinent les terres qui leur sont confiées. â
Pour obtenir des avantages réels, il faut établir la cul- ture des plantes sarclées, fabriquer sur place les princi- paux produits dù sol, afin d’en augmenter la valeur, ou faire des élèves de races précieuses; et ces divers perfec- tionnemens exigent tous une véritable instruction.
Les propriétaires aisés, auxquels la lecture des bons ouvrages et un examen approfondi des domaines cultivés


