[ 164.1
Avec ces ressources, mon troupeau, dont le nombre moyen a été de cent quarante bêtes, a consommé, dans l’année finie le premier prairial dernier, trois cents quintaux de foin ou luzerne de première qualité, trois mille cinq cents fascines de frènes, de: peuplier et de chène, dix quintaux d'avoine, sept de son, et envi- ron un quintal de sel. Voilà des faits qui peuvent aider chacun, selon sa position, à calculer d’une manière approximative ce qui lui en coûtera pour nourrir son trou- peau, et jusqu'à quel nombre il pourra le porter. Essayons ce calcul, pour un troupeau destiné aux croisemens, et de cent brebis.
Il faut d’abord penser au logement. Si lon a une grange ou remise que lon puisse aërer suffisamment, il en coûte peu
de chose pour y établir les rateliers.
Mais supposons qu'il faille élever un cou-


