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Ra
laine s’altère, et la race perd en statufe et en force. Quand on fait le calcul des rés- sources d’un domaine pour alimenter le troupeau, il faut toujours penser que l'été peut être brülant, ce qui anéantira les paturages; ou très-pluvieux, ce qui forcera à nourrir souvent à la bergerie; que lhiver peut être plus rigoureux et plus long que de coutume, ce qui fera consommer plus de fourrages: enfin ïül faut bien se dire qu'il vaut mieux rester de vingt bètes au-dessous de ce qu’on pourrait nourrir, que d'en avoir une seule de trop.
Gilbert estime qu'un domaine de cent arpens, qui jouit de l'avantage de quel. ques friches, peut fort bien nourrir un troupeau de cent brebis mérinos, sans
rien Ôter aux autres bestiaux entretenus
sur le même terrain, et sans rien perdre-


