38 TRAITÉ
excessivement dure, parce que, de temps
immémorial, elle a été battue et foulée par
lés pieds des animaux de-labour qui marchent dans la rais ouverte, et par le soc de la charrue, dont le talon appuye fortement sur ce plan qui lui sert de point d'appui, tandis que la terre supérieure se déchire et se
soulève avec effort.
Si l'on regarde les racines d’un trèfle que Yon rompt à la seconde année, on voit quelle n'ont pas pénétré dans cette couche dure qui est au-dessous de la terre remuée. Ces racines pivotantes ont de 4 à 8 pouces de long, sui- vant que la couche remuée est plus où moins
épaisse. Elles sont souvent bifurquées à 2 ou
.3 pouces du collet, et jettent dans la totalité
de leur longueur, surtout près de la surface du sol, des radicules latérales nombreuses, déliées, et quelquefois tres-étendues. La même chose peut s’observer des raves où navets,
des fèves, des carottes,(1) et des autres
SR Na Mn se.
(1) Il yaurait peut-être une exception à faire pour les carrottes, dans de certaines terres. Dans les terrains où la couche inférieure n’est pas argileuse, les car-
rottes pénètrent quelquefois plus bas que la charrue.


