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trouvé un grand nombre dans une cave de Pompeia. Elles semblent différer essentielle- ment, sous ce rapport, des dolia, quoique les unes et les autres servissent également à conser- ver le vin. Celles que j'ai vues à Pompeia avaient de 6 à 11 d. m. de hauteur; elles étaient desti- nées au même usage que les précédentes; elles se trouvent réprésentées(figures 62, 63, 64, 65). J'ai dessiné la dernière à Rome, dans le cabinet du cellége romain. Sa hauteur est de 11 d. m.et demi, et son plus grand diamètre, dé15"ce."
Les tonneaux en douves maintenues avec des cercles de bois, étaient bien connus des Romains et des Grecs, quoiqu'ils n’en fissent pas un usage aussi général que de nos jours. Nous donnons (fig. 66) la représentation d’un tonneau tiré de la colonne trajanne, où l’on en aperçoit un grand nombre, ainsi que sur la colonne anto- nine.
On voit au collége romain une lampe de terre, avec un bas-relief où se trouve un ton- neau. Plusieurs pierres gravées offrent la même représentation. La figure 67 représente un ton- neau placé dans une charrette sculptée sur un tombeau découvert à Langres. Pline, 1. 14, c. 21, parle du tonneau des Gaules, dont l'usage paraît avoir été, de son temps, général dans ce pays. Cérca alpes ligneis vasis condunt, ctrculisque cingunt.
Les Romains fabriquaient une espèce de vin qui contenait une grande quantité de lie, et ces vins étaient souvent d'une telle épaisseur, qu'il
était nécessaire de les mélanger avec de l’eau pour les rendre potables. Alors il fallait les couler, et on avait imaginé, pour faciliter cette opération, des vases percés de petits trous, qu'on recouvrait souvent avec une toile. Le couloir (figure 68) a une forme ovoide, avec deux anses rattachées sur les bords, qui présentent une ouverture de moyenne grandeur. Une es- pèce de bec évasé et percé de trous sert à re- cevoir la liqueur qu’on veut clarifier.
La figure 69 offre un couloir d'un plus grand diamètre, et qui pouvait servir non-seu- lement pour le vin, mais aussi pour séparer l'eau dans laquelle on avait fait cuire des lé- gumes; le couloir( f£g. 70) avait la même des- tnation que le précédent, et se posait sur un autre vase. Son diamètre est de 17€. m. et demi, et sa profondeur de 4 c. m. et demi.
La longueur de ce chapitre, et les bornes que je me suis prescrites dans l'annonce que j'ai faite de cet ouvrage me défendent d'étendre mes recherches sur l'origine de plusieurs autres ins- trumens aratoires et économiques. J'aurais aussi pu essayer d'éclaircir plusieurs passages des auteurs anciens, qui n'ont pas encore été, à mon avis, expliqués d'une manière satisfaisante. J'entreprendrai ce travail si mes occupations le permettent, et je donnerai, dans un ouvrage spécial, les figures des instrumens employés dans l’agriculture et l’économie des Grecs et des Romains, d'après le texte des auteurs et d’après les autres monumens de l'antiquité qui sont parvenus jusqu à nous.


