Teil eines Werkes 
2 (1821) Collection de machines d'instrumens, ustensiles, constructions, appareils, ets. employés dans l'économie rurale, domestique et industrielle. 2
Entstehung
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légagement lorsqu'il est nécessaire. Je crois que

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expression ad superiorem partem recurvi, ne Si- gnilie pas, ainsi qu on l'ainterprété, desdents cro- chues ou recourbées par en haut, mais bien des dents qui sont plus relevées à leur pointe qu'à leur base; car cette position facilite l'action des dents, tandis qu'une courbure à leur extrémité y met obstacle. Les dents sont fixées sur une traverse qui peut sélever ou sabaisser, selon que les épis s'élèvent à une hauteur plus ou moins grande; c'est pour faciliter ce change- ment de position que le bord antérieur du chariot est moins élevé que les trois autres.

Il serait utile de faire l'essai de cette manière de récolter le blé; elle apporterait de léconomie dans la moisson; elle permettrait de cueillir dans un très-court espace de temps les grains d'une vaste culture; et elle empêcherait que l'humi- dité des années pluvieuses ne les pourrisse. Les pailles pourraient se faucher et s'enlever à loi- sir. Au reste on voit, d'après la lecture des au- teurs anciens que l'usage de récolter les épis avant la paille était assez commun.

On trouve dans l'antiquité une méthode de récolte employée par les premiers cultivateurs qui auront voulu utiliser la paille: ils l'arra- chaient au lieu de la couper, ainsi que cela se pratique pour le chanvre dans quelques cantons de l'Espagne. Cette méthode était encore en usage du temps de Pline. 44bi ab radice vel- lunt, 1.58, c. 30.

L'antiquité nous offre plusieurs manières de battre les grains, qui toutes sont encore prati- quées de nos jours. Le premier homme qui- colta des épis de blé les froissa dans ses mains; cette opération trop fastidieuse le porta à les battre avec une verge, des perches ou des- tons. Virga, perticis, baculis, ainsi que l'ex- priment les auteurs de re rustica: de lori- gine du fléau, auquel on substitua dans les cli- mats chauds des moyens plus expéditifs. On répandit les épis seuls ou avec leur paille sur des aires préparées en plaine campagne, et ex- posées à lardeur du soleil.

Et medio tortas æstu terit area fruges.

Et on les dépouilla de leur grain, en les fai- sant fouler sous les pieds des animaux; l'âne, le mulet, le bœuf et le cheval furent consa- crés à ce travail; mais le cheval fut préféré par les anciens, ainsi qu'il lest par les agricul- teurs modernes. 4# si competit ut in area tera- tur frumentum, nihil dubium est quin equis melius quam bobus, ea res confictatur. Col., PAR GOT 5, 72

La figure 53 indique la manière dont s'exé-

II

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)

cute le foulage du blé par le moyen des che- vaux. Après avoir rangé circulairement les ger- bes de blé sur une aire, un homme placé au centre, et tenant par des longes les chevaux attachés les uns avec les autres, les conduit successivement sur toute la surface, en les fai- sant aller au trot. Non-seulement le piétinement de ces animaux détache le grain de son épi, mais il brise la paille dans une longueur de 2 à io ce. m. Cest cette paille qui, mélangée avec de l'orge, forme la seule nourriture des bœuts et des chevaux dans les pays méridionaux. Cette manière de battre est la plus expéditive de toutes, surtout lorsqu'on emploie dix ou quinze chevaux sur une même aire. On a le soin dans ces temps modernes de déferrer ces animaux, afin qu'ils puissent se soutenir, et ne pas g I sur la paille.

Les anciens employaient trois autres procé- dés pour battre Les gTaIns. Ils se servaient de la traha, de la tribula tribulum, et du plos- tellum. Le premier instrument était de deux sortes: une pierre large et plate, à laquelle on fixait un timon pour le tirage, telle que celle dont on a donné la description à larticle des- coltes( tome 2, pl. 1, fig. 3), et dont on fait encore usage sur les Apennins. Le second était formé par une lourde pièce de bois qu'on trai- nait également sur les gerbes, d est venu le nom de traha. Il était armé quelquefois sur l'extrémité de son bord de bandes ou dents en fer, tel que celui que nous avons décrit et re-

présenté à la planche indiquée ci-dessus(fig. 1.;

Ses formes et ses dimensions ont pu changer se- lon les temps ou les lieux; mais cela n'a jamais été une herse, ainsi que l'ont pensé quelques auteurs. Il a quelques rapports avec le traineau à dépiquer le gram, que les Latins nommaient tribulum ou tribula, que les Italiens désignent sous la dénomination de#reblia, et les Espa- gnols sous celle de trillo. Cest le dernier nom que nous lui avons conservé en français, lorsque nous avons représenté cet instrument sous les figures 4, 5 et 6 de la seconde planche des récoltes, tome 1 de cet ouvrage.

Servius, mettant en opposition la#ribula avec la traha, dit que la première avait des roues et que la seconde en était privée. La première as- sertion, qui est fausse, a entrainé tous les commentateurs, et Scheider lui-même, et a fait confondre ces deux instrumens avec le plostel- um. Varron, de re rustica, 1. 1,. 52, donne cependant une description de ces deux instru- mens très-exacte et très-claire pour les personnes qui connaissent les instrumens usités dans di- vers climats et appliquésaux différentes cultures.

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