Teil eines Werkes 
2 (1821) Collection de machines d'instrumens, ustensiles, constructions, appareils, ets. employés dans l'économie rurale, domestique et industrielle. 2
Entstehung
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fig.#2,

xtrémité

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A, l'on aperçoit une fente, jusqu'aurebrous- sement des côtés. La partie intermédiaire en a 13,@t la partie triangulaire ou le rostrum Ben a 12. Sa plus grande largeur est de 11 ec, m. Les rebords ont 2 ou 3 c. m. délévation. Le passage de Pline convient parfaitement à lun ou lautre de ces deux socs. Il a parlé dans la description du précédent soc dune queue qu'il désigne sous le nom de levier, pour indiquer une longueur pareille à celle du sep: il dit ici: /Vec totum por- rectum dentali, pour exprimer un s0C quinest adhérent qu'à l'extrémité du sep: passage que je ne trouve bien exprimé nulle part. La quatrième espèce de soc dont parle Pline me parait conve- nir parfaitement à celui de laraire romain qui a été figuré en perspective(fig. 28), et que je donne ici vu de face,(fig. 43). En effet 1l aune lame allongée, large à sa base, aiguë vers sa pointe, et tranchante sur les côtés.

Pline, en décrivant la charrue à roues des Gaulois Rhétiens, dit que son coûtre avait la forme d'une bèche. Cette cinquième espèce de sôc pouvait avoir de lanalogie avec celui qui a été représenté aux figures 32 et 57, ou ressem- blait à un soc à levier dont la lame présenterait une certaine largeur à son extrémité.

La dernière partie de la charrue dont il me reste à parler dans cette dissertation sur les ins- trumens aratoires des anciens peuples, est celle qui compose lâge, et que les auteurs romains désignent sous le nom de buris, Nous allons chercher à fixer la signification de ce mot qui nous paraît généralement avoir été mal entendu. Un des anciens commentateurs de Virgile définit ainsi ce mot: Buris, pars aratri curva. Mais cette définition ne dit rien, car les âges sont courbes dans presque toutes les charrues. M. Monge, dans les deux savans mémoires sur les instru- mens d'agriculture des anciens qu'ila publiés dans les recueils de lInstitut, et dont j'ai prolité pour ce travail, dit que Virgile désigne par le mot de buris un morceau de bois plié comme un genou, qui forme à la fois une partie du timon et une partie du sep. Voici le passage du poëte latin:

Continuo in silvis magnd vi reflexa domatur In burim et curvi formam accipit ulmus aratri. Huic a stirpe pedes temo protentus in octo.

Virgile conseille aux cultivateurs de ployer avec force lormeau qui croît dans les forêts, et de lui donner la forme courbe que doit avoir cette partie de la charrue qu'il désigne sous ie nom de buris. I nest pas question icide coudure, ni dune simple courbure telle qu'on la voit dans un grand nombre de charrues, à l'extré- mité dela flèche quis'ajustesurlesep. Le mot buris

indiqueun âge de forme demi-circulaire À qui se lie par lune de ses extrémités Bausep, etquis'at- tache de lautre à la flèche G ou timon, comme on le voit dans une charrue du royaume de Va- lence, dont la représentation a été donnée sous la figure 35. Le mot huic se rapporte à buris, et non pas à aratri, ainsi que l'explique Servius; car Virgile dit qu'il faut ajouter à l'extrémité de lâge recourbé, Auic à stirpe, une flèche ou un timon long de huit pieds, ainsi qu'on le voit dans la charrue du royaume de Valence, qui semble avoir été sous les yeux du poète, lorsqu'il en faisait la description dans ses beaux vers. L'âge recourbé de cette charrue A B, qui a 17 d. m. de long, se joint par un lien à l'extré- mité inférieure de la flèche G. Cette dernière qui a 23 d. m. de long se fixe par son autre extrémité D au joug des animaux. Il est à remarquer que la longueur que j'ai trouvée à cette pièce, dif- fère peu sensiblement de celle que Virgile in- dique; car le pied romain antique, je parle de celui quej'ai mesuré au capitole de Rome, a exac- tement 29 c. m. et demi; ce qui donne, pour 8 pieds, 236 c. m. La flèche de la charrue Valence ayant une longueur de 230 c. m., la différence ne se trouve être que de 6 c. m,

Ce genre de construction prouve la sagacité dés Romains, qui donnaient à l'âge de leurs charrues une forme courbe, afin que son extre- mité B se trouvant placée à peu de distance du soc, et dans la ligne directe du tirage, leur charrue éprouvât moins de frottement, et que les animaux eussent moins de résistance à vain- cre. En effet, le point de la plus grande résis- tance placé sur la lame du soc, est en ligne droite avec le point de tirage, ainsi que l'indi- quent les lignes ponctuées E, qui varient se- lon que l'extrémité du timon se trouve plus moins élevée. Le soc F de cette charrue, dont la queue G, désignée par des points, est très- allongée, est garnie sur ces deux côtés de deux couteaux H, H, formant le prolongement de l'angle de ce même soc, et servant à_ couper une bande de terre plus ou moins considérable, selon qu'on veut donner plus ou moins de lar- geur au sillon.

Toutés les charrues anciennes que nousavons représentées, et celles des temps modernes qui leur ressemblent, sont bien éloignées du degré de perfection auquel nous sommes parvenus dans ces derniers temps; et les Romains, malgré leur habileté dans lart agricole, avaient comme nous des instrumens très-défectueux. Ils em- ployaient dans quelques cantons d'Italie, ain$i que cela a lieu en France, huit bœufs sur la même charrue., Cum, multifiariam in Ttalia

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