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IRRIGATIONS.
PLANCHE PREMIÈRE.
Fig. 1. frrigation des champs à surface incli- nee. Cette méthode, en usage dans le royaume de Valence, se pratique non-seulement lorsque le terrain est en pente dans le sens de la lon- gueur À, B, mais aussi dans le sens transver- sal en supposant une pente vers B, B. Dans ce cas on élève de petites digues longitudinales, en formant des parallèlogrammes allongés dans la
direction que doivent prendre les eaux. On éta-
blit sur la longueur de ces digues, dans la partie la plus basse du terrain B, B, de petites digues qui tendent à ramener vers la partie opposée l'eau qui se porte vers l'angle le plus ouvert de ces digues. Si l'on n'avait soin de disposer ainsile sol, l'eau s'écouleraittoute entière dans la partie a plus basse, etelle n’arroserait qu'une portion du terrain comprise entre les grandes digues. Le ca- nal d'irrigation indiqué avec une flèche fournit, par l'ouverture À, les eaux qu'on arrête lors- qu'elles sont sur le point de parvenir à l’extre- mité de la plate-bande, afin que la partie supé- ricure ne reçoive pas une trop orande quan- tité d’eau. Les grandes digues auxquelles on peut donner une étendue plus ou moins conside- rable sont distantes de 33 d. m., et les petites de 20.
Fig. 2. Irrigation des champs a surface horc- zontale. On arrose les blés dans le royaume de Valence et dans la Catalogne, lorsque le ter- rain est à peu près horizontal, en formant le long d’une rigole, indiqué dans le dessin par une flèche, des digues qui se prolongent à angle droit aussi loin que le permet la surface des champs. Les digues, distantes les unes des autres de 4 à 5 mètres, se font avec la terre, qu'on re- lève à la hauteur d'un ou 2 d: m. On arrose la première plate-bande en faisant une ouverture par laquelle l'eau du canal se répand entre les deux digues longitudinales. Lorsque l'eau est sur le point d'atteindre l'extrémité inférieure,
on bouche cette première ouverture, et lon
PLAN Fig. 1. Arrosement des prairies ä surface in C=
>>.+ x ERAON n gale. On fait une prise à la rivière E, E, au moyen d'une écluse qui fournit l'eau aux deux canaux de conduite À, A. De ceux-ci elle passe à volonté
Tom. Il,
conduit l’eau sur la seconde plate-bande, et ainsi successivement.
Fig. 3. frrigation des jardins par petits car- reaux. On voit dans cette figure, à la lettre A, une double bascule dont nons avons donné la représentation t.[, fig. 4, pl. 8, des Irriga- tions. B indique le puits. Le réservoir, situé entre deux et construit en brique, communique avec les canaux ou rigoles longitudinales, dans les- quels le cours de l'eau est désigné par des flèches. On élève à angle droit, entre ces canaux, de petites digues qui servent à contenir l'eau. On fait entrer celle-ci successivement dans chaque carré en pratiquant une ouverture dont la terre est rejetée dans le canal pour en arrêter l'eau. Ce genre d'irrigation se pratique à Alexandrie, dans le Piémont. Un ouvrier, faisant agir les deux bascules, verse dans le réservoir l'eau qui coule dans les rigoles, et qui est dirigée suc- cessivement dans les carrés par un second ou- vrier. Les rigoles ainsi que les digues ont 2 d.m. de largeur; les carrés ont 18 d. m. sur 8.
Fig. 4. Prise des rigoles dans les canaux d’irri- gation. Lorsqu'on a des déviations de ruisseaux ou de canaux dont les bords présentent une pente trop escarpée, on ménage et on modère l'écoulement des eaux en formant une rigole longitudinale qui recoit immédiatement l’eau du canal, et la distribue au moyen de petites rigoles secondaires, de manière qu'elle puisse couler sur toutes les parties de la prairie. Le canal, dans cet exemple, est tracé en ligne droite, tandis que la grande rigole suit les inéga- tés du terrain qui forcent d'en varier le cours pour conserver le niveau nécessaire. Ce système est suivi dans la vallée de Campan, où les prai- ries sont parfaitement soignées. L'habileté con- siste à arroser toute la surface d’un pré, en ne creusant que les rigoles absolument nécessaires. On forme des canaux de décharge pour l'écou- lement des eaux superflues.
CHE IT.
dans les rigoles B, B, etc. qui sont tracées sur les parties les plus élevées du terrain, et elle arrose la prairie en se répandant également sur les deux côtés de la rigole. C, GC, etc. sont des


