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CONSTRUCTIONS RURALES.
PLANCHE PREMIÈRE.
Fig. 1. /nclinaïson des toits en Italie. Les toits imclinés exigent dans leur construction une quan- tité moins considérable de matériaux en raison de leur momdre inclinaison; ils ont d’ailleurs l'avantage de pousser moins fortement les murs en dehors. Aussi les préfèere-t-on en Italie; d’ailleurs les maisons présentent un aspect bien plus agréable à la vue. Les neiges des Apennins n'empêchent pas qu'on ne donne très-peu d'in- clinaison aux toits; et les pluies, quoique moins durables dans ces climats qu'en France, tombent cependant avec une grande abondance. On dé- termine l'inclinaison des toits en tirant une ligne horizontale qui part du sommet de la muraille et va aboutir au milieu du bâtiment. Après avoir divisé cette ligne en 6 parties, on élève une li- gne perpendiculaire à son extrémité, c'est-à- dire, au point qui correspond au faîte du toit. Cette ligne, divisée en deux parties, dont cha- cune est égale à celles de la première ligne, donne l'élévation du toit, et par conséquent sa pente. Ainsi, en divisant en 6 parties la lon- gueur qu on veut couvrir, et prenant deux de ces parties pour hauteur du faîte, on aura l'in- chnaison du toit. Lorsqu'on veut couvrir un bâtiment qui a peu de largeur, on divise, ainsi qu'on l’a fait dans la figure n° 1, la ligne hori- zontale en 7 parties, dont deux forment la hau- teur de la perpendiculaire. Mais dans ces deux cas, la couverture doit être disposée avec soin, afin d'éviter la filtration des eaux. On établit une proportion de 5 à 2 dans les constructions où les muraïlles présentent une grande distance. Enfin, la pente la plus rapide qu’on donne aux toits en Italie est réglée sur une proportion de 4 à 2, ainsi qu'on le voit à la figure».
Fig. 2. Charpente propre à couvrir les bâäti- mens dont les murailles ont une grande portée. L'inspection de cette charpente fait voir que toutes ses parties se soutiennent mutuellement, et sont liées avec les poutres de manière que cet ensemble présente une résistance et une so- lidité qu'on peut comparer à celles d’une voûte.
Cette construction, dont on fait usage en Italie, peut trouver son application dans les granges qui ont une certaine étendue.
Fig. 3. Maniere de couvrir les maisons en Toscane. On a deux manières de garnir les che- vrons qui doivent soutenir les tuiles. Tantôt c'est avec des planches, et dans ce cas les che- vrons sont écartés les uns des autres; tantôt on emploie de grandes tuiles plates, qui portent d'un chevron à l’autre, ainsi qu'il est représenté sous la figure 1. Ces tuiles sont liées les unes aux autres avec du mortier, de manière qu'on se trouve abrite contre les vents et les autres in- tempéries de l'air: aussi les gens de la campagne habitent-ils immédiatement au-dessous, On re- couvre ces tuiles avec une autre espèce de tuiles à rebord, figure 5, plus étroites à la partie in- férieure qu'à la partie supérieure, de manière qu'elles s'emboitent facilement les unes sur les autres. Leurs rebords, posés les uns contre les autres, sont recouverts avec des tuiles courbes, fig. 6. Cette méthode, usitée à Rome, à Florence et dans plusieurs autres lieux d'Italie, est celle qui était pratiquée par les anciens Romains. Elle a été imitée à Paris dans ces derniers temps. Elle permet de donner moins de pente aux toits; elle empêche plus facilement l'infiltration des eaux, et est moins dispendieuse.
Fig. 4. Tuile plate et unie, pour être mise d’un chevron à l’autre. Elle a 32 c. m. de long sur 16 de large, et 2 c. m. d'épaisseur,
Fig. 5. Tuile a rebord. Elle a 49 c. m. de long sur 38 à son extrémité la plus large, et 31 à la plus étroite. Les rebords ont 2 c. m. d'élévation et son épaisseur est de 2 c. m. On leur donne quelquefois une longueur de 52 à 53 c. m. Les anciens qui donnaient, la même forme à leurs briques, les faisaient sur de plus grandes dimensions. J'en ai vu plusieurs en Italie qui avaient 60 c. m. de long, 51 delarge et 6 c. m.: d'épaisseur, avec des rebords de 2 à c. m.
Fig. 6. Tuile courbe. Elle a 46 c. m. de long sur 20 de large.
PLANCHE II.
Fig. r, 2,3. Habitation rurale des cultivateurs toscans. La première figure représente l’éléva- on, la seconde le plan du rez-de-chaussée et
Ton. I.
| construites avec plus de goût, de solidité et de
la troisième le plan du premier étage. Il n'existe aucun pays en Europe ou ces habitations soient


