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+ CE à moins qne la terre ne soit couverte de neige. Alors on les nourrit à l'étable avec les alimens qu'on donne aux moutons indigènes; c'est-à- dire, du foin, des betteraves, des navets, des féves et de l’avoine.
M. Twent a reconnu que la nourriture qu'on donne aux indigènes, ainsi que les pâturages du pays, convenoient parfaitement aux Méri- nos, et qu'ils s’engraissoient aussi facilement les uns que les autres. IL a aussi observé que les Mérinos qui vivent sur les pâturages humi- des, sont moins sujets à la pourriture que les moutons de Hollande.
Une observation non moins intéressante, faite pendant douze années par M. Twent, cest que les feuilles d’aunes, dont les moutons sont trés-friands en temps de pluie, les préservent de la pourriture, méme lorsqu'on les laisse paître dans les lieux marécageux. 11 semble que la nature leur indique ce préservatif, puisque c'est sur-tout dans le temps des pluies que les moutons sont attaqués de cette maladie.
M. Twent ne donne jamais de sel à ses mou- tons, qui néanmoins ont joui constamment d'une bonne santé. Il les fait parquer pendant quelques mois, contre l'usage du pays.
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