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d'Espagne, en 1786, deux cents brebis et cent béliers destinés à l'amélioration des races indi gènes. Une partie de ces animaux, qui fut placée à Stansdorff, près de Berlin, a été enlevée par les maladies; les moutons qu'on envoya dans diverses bergeries du pays, ont dégénéré en grande partie par la négligence des cultivateurs. J'ai cependant vu des trou peaux qui proviennent de cette ancienne race, et dont la laine à conservé sa finesse pri- mitive.
Plusieurs cultivateurs prussiens, excités par l'exemple de la Saxe, ont, depuis cette époque,
t acheté des moutons de race saxo-espagnole,
et se sont livrés avec succès à l'éducation des races à laine fine; de sorte qu’il existe aujour- d'hui, dans les Etats prussiens, des troupeaux entièrement composés d'animaux à laine fine. Le gouvernement a encouragé cette éducation en instituant des écoles de bergers, moyen assuré de répandre et de faire adopterles bonnes méthodes. Il a donné à M. Fink, économe célèbre d'Allemagne, la direction de l’école fondée il y a deux ans à Pétersberg, dans la province de Magdebours. Douze bergers vont chaque année, apprendre à cette école, la pra- tique de leur art.
Ce cultivateur commenca, en 1756, l'amélio- ration de ses troupeaux, en introduisant dans


