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ETATS PRUSSIENS.
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Frupenre IT, qui ne s'est pas moins il- lustré par la sagesse de son administration que par l'éclat de ses armes, et qui a bien mérité de l'agriculture prussienne(1), fit venir
(1) On voit par les mémoirés du comte d’Hertzberg, "ministre du Grand Frédéric, que ce prince accorda à ses sujets, en encouragement d'agriculture, depuis l’année 1703 jusqu'à 1778, la somme de 40 millions d'écusde Prusse, ce quirevient à 160 millions de francs. Plusieurs parties des Etats prussiens qui, avant cette époque étoient couverts par les eaux, ou qui restoient sans culture produisent aujourd'hui d'abondantes récoltes; c’est avec ces encou- ragemens qui ont été accordés pendant tout le règne de Frédéric, et qui continuent encore d’avoir lieu aujour- d’hui, que la Prusse, pays naturellement stérile> à aug- menté considérablement ses produits, sa population, sa force intérieure, et sa puissance militaire. Il est FÂâcheux que des résultats aussi frappans soient en opposition avec la théorie de plusieurs hommes du jour, qui prétendent que l'agriculture peut se perfectionner et prospérer en France sans le secours du Gouvernement. Ces per- sonnes voudraient-elles donc priver Bonaparte d’une gloire plus réelle et plus durable que celle qu'il s'est acquise par des exploits militaires.


