( 106) cinquante-six francs, ou par an dix-huit cent quatorze francs, et par mouton neuf francs sept centimes.
Telles sont les bases équitables sur lesquelles on peut traiter; mais comme, pour les brebis sur- tout, il est probable que la quantité de fourrage fin sera réduite, on peut compter aussi sur une réduction dans les produits, et par conséquent le prix du cheptel peut, sans injustice, être porté seulement à douze ou treize francs.
M. de Polignac fut plus généreux; il donna vingt francs par tête de brebis, et il est impossible qu'il ne s’en soit pas repenti, attendu le peu de va- leur des laines et des agneaux depuis cette époque. On peut voir d’ailleurs dans ses mémoires les ex- cellentes précautions dont il s’est environné; tout est pensé sagement et très-bien combiné, hors Particle du prix de la pension. Il est certain que, dans le midi, il eût trouvé à placer ses brebis à douze francs et les moutons à neuf francs sans dif- ficulté; mais il a éprouvé de grands obstacles, en traitant dans un pays à vaches et à chevaux, où il n’y a pas de pâturage sans valeur. M. Morel de
Vindé a été plus heureux(1), et dans le dépar- tement de la Marne, il a trouvé à placer$es brebis
:(x) Soc. d’agr. de Paris, 1816, p. 166.


