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On voit donc que cette spéculation est plus
avantageuse encore que d'augmenter Hors de me-
sure untroupeau de brebis toutes les fois que les
asneaux ne se vendent pas à un très-bon prix; car remarquons que€e compte se solde en béné- fice, quoïque nous ayons compté la paille et les pâturages à leur valeur, ce que nous n'avions pas obtenu dans le compte des brebis. Ainsi quand on aura des pâturages abondans, et que l’on ne sera pas obligé de nourrir à l’étable, l’en- tretien des moutons dispensant de donner du four- rage fin qu'il faut nécessairement consacrer aux mères nourrices, entraînant ainsi à moins de frais de garde, et donnant de plus belles toisons, com- pensera tout ceque l’on pourrait retirer du produit desagneaux.C’estce mélange desdeuxspéculations qui peut seul soutenir les troupeaux de mérinos; c'est lui quidonnera de belles laines que les brebis mères ont si rarement; mais si l’on est obligé de faire consommer à l’étable ou aupâturage des four- rages fins, 1l n’est pas douteux que l’on se trouvera de nouveau en déficit, et que l’on ne pourra pas soutenir la spéculation, Un troupeau de moutons ne doit consommer de tels fourrages que pendant le tempsde l’engraissement. Voilà donc encore de nouvelles limites placées surlaroutede l’améliora-
tion, Eh quoi! il est done absolument impossible


