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de l'atmosphère et la nature du sol procurent des
herbages assez abondans pour nourrir dés bêtes à cornes, où s’est livré à leur éducation et l’on n’a admis les moutons qu’en deuxième ou troisième ligne.
Ce fait ne peut tenir qu’à une de ces deux causes: ou les pays dont les moutons sont exclus ont quelque chose de contraire à leur prospérité et à leur existence, ou bien, en thèse générale, le produit net des moutons est inférieur à celui des bêtes à cornes: or, l’une et l’autre de ces pro- positions est vraie relativement aux diverses lo- calités.
ILest certain, d’abord, que les moutons à laine courte craignent beaucoup la pourriture ou ca- chexie, dans tous les lieux où les herbes sont très-aqueuses et abondantes et qu'ainsi ces mou- tonssontexclus par celamême d’une grande partie dela France, dontils n’occupentque la région mé- ditérranéenne et la région à moutons de la Loire: Cette dernière, consistant en terrains calcaires
_ arides du Cher et en sables marins entre Loire et
Séine, ne fournit qu'uneherbe peu succulente, dont les moutons n’ont à craindre que la rareté; mais hors de ces régions, au nord de la Marne et de
la Seine, par exemple, on n’élève que la race à
laine longue, qui craint beaucoup moins la ca-


