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on les coupera, comme on T'aurait fait dans le courant du mois de septembre précédent, à un pouce ou un pouce et demi de terre. Peu après l'époque dont nous parlons, on pourra sensiblement distinguer jusqu'à quel nombre la multiplication aura été portée; il suffira, pour cet effet, de compter les tiges ou chalameaux dont la touffe sera composée. Si ce nombre est au-dessous de quinze, on coupera les touffes encore une fois, après quoi on laissera tranquillement végéter la petite plantation. On se donnera bien de garde de réitérer trop souvent et indiscrètement les coupes que nous regardons comme essentielles pour la multiplication du blé.(Voyez-en la raison, ainsi que les preuves de tout ce que nous venons d'avancer, pages 74, 75, 76, etc. de l'Histoire naturelle du Froment. Extrait d'une lettre de M. l'abbé Poncelet, au Ré- dacteur de 2a Gazette d'agriculture, commerce, arts et finances, du samedi 5 janvier 1781).
En lisant cet extrait, qui a l'air de si bonne foi, et ces magnifiques promesses d'environ quatre mille grains pour un seul grain semé, qui ne croirait que, sur-le-champ, tout le monde se serait mis à planter du froment et à en couper les tuyaux, ne fut-ce que pour éprouver si Poncelet avait dit vrai?
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