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1 (1809) L'Art de multiplier les grains. 1
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2 à ces avantages les labours fréquens, ce pied d'orge doit, suivant les principes de la nouvelle culture, faire un progrès surprenant. Ce raisonnement fut justifié par l'expérience, puisque ce seul grain d'orge produisit deux. cents épis et environ trente petits tuyaux qui n'avaient point d'épis; quelques-uns des plus beaux tuyaux avaient quatre pieds de lon- gueur, et la plupart en avaient trois. Duhamel dit qu'il compta les grains d'un épi de moyenne grandeur. Il en contenait vingt- quatre. Ainsi un seul grain, mis en bonne terre et bien cultivé, avait produit quatre mille huit cents grains; et Duhamel ajoute que ce seul pied d'orge dont il avait conservé la paille, formait une petite gerbe.(I5id., pag. 21 et 22).

Cette expérience prouve, selon Duhamel, que les labours sont plus efficaces que toutes les infusions tant vantées pour développer le germe des plantes; mais sans nous presser maintenant de déduire les conséquences, con- tinuons à exposer les phénomènes remarqua- ples de la fécondité des graines céréales.

On voit dans l'Etat politique d'Angleterre, tome 8, année 1758, qu'un grain de froment qui avait crù par hasard dans une

planche d'oignons et qui n'avait eu aucune