copiés dans Chomel et ailleurs, et renouvelés de nos jours, même après qu'on s'est convaincu que ce sont autant de chimères. Ces chimeères eurent alors un succès singulier. Le livre qui les contenait fut, dês 1708, traduit en alle- mand par un Sénateur de Breslau, avec quel- ques additions et de belles planches gravées
qui représentaient les jardins créés pour lors à très-grands frais à Krich, en Silésie.
Wolf s'empressa de lire et de méditer cet ouvrage, pour apprécier les merveilles que T'auteur annoncait.
Wolf avait eu déjà Poccasion de réfléchir sur les mystères, peu connus alors, de la vé- gétation des plantes, en écrivant sa belle dissertaltion sur les rigueurs da froid de Uhiver de 1 o9, laquelle eut un grand succès, sur-tout en Angleterre. La lecture du livre de Val- lemont lui donna beaucoup à penser; Valle- mont y a recueilli beaucoup de phénomènes de la fécondité des plantes céréales. Wolf sentit le grand intérèt attaché à cette matière. Nous nous bornerons aujourd'hui au premier
résultat de ses réflexions.
Jusques-Jà, les récoltes des graines céréales n'avaient été traitées que suivant la routine, et on ne les avait jamais considérées qu'en masse.
Wolf sentit la nécessité de décomposer le su-


