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(11269 myrtées, on la trouve trèes-aromatique, un peu âcre, presque caustique, et à un moindre degré de force tonique et stimulante pour la fibre musculaire, et même antispasmodique.
Le principe astringent existe surtout dans l’écorce de la racine et des fruits avant leur maturité; mais on le retrouve dans l’écorce de la plante entière; tout le monde l’a senti dans l'écorce de la grenade; nous le retrouvons dans le zzirtus ugni et le mirtus lura de Molina dont les racines donnent une décoction employée au Pérou contre la dysenterie, dans l’eugenia malaccensis L., dont Pécorce offre le même secours aux Indiens; nous le retrouvons surtout dans les fruits de toutes les myrtées, qui sont astringents et acerbes avant leur maturité. Lorsque le parenchime de ces fruits prend de Pac- croissement, et que la matière sucrée s'y développe, alors le léger principe astringent et le léger arome qui s'y trouvent réunis, les rend agréables au goût; ainsi les fruits du grenadier, du jambosier, de l’eu- genia jambolana Lam., des psydium pyriferum, et P. pornife- rum, tirent leur principal mérite de la légère astringence mêlée au mucilage de leurs fruits, tandis que le z2yrtus ugni, le myrtus pimenta, et probablement l'alangium decapetalum, doivent leur réputation à l’aromate de leurs baies.
Les feuilles de plusieurs plantes de cette famille sont employées en guise de thé, et ici on a autant recherché l’aromate que lastrin- gence; tels sont le#2yrtus ugnti, le leptospermum scoparium; etc.
La seule anomalie que présente la famille des myrtes, est la propriété de purgatif hydragogue, attribué par les Malais aux alan- gium decapetalum, et A. hexapetalum, de Lamark; encore ces racines offrent-elles le même aromate que les autres myrtées; mais probablement elles sont dépourvues du principe astringent.
98. NÉE TA SL OM EE S. Melastomæ, Juss.
Ta famille des Melastomées a quelques rapports avec la précé-


