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Portulaceæ, Juss.
Le pourpier est, comme on sait, un légume légèrement rafraïi- chissant: son suc est un peu âcre avant d’être cuit; les propriétés des autres plantes de cette famille sont peu ou point connues; elles sont en général insipides et inodores. L’écorce du tamarisc est un
peu amère, astringente et peut-être foruifiante. 00. dE OILDES. Ficoideæ, Juss.
Les ficoïdes ont en général des feuilles charnues et aqueuses à l'intérieur; quelques-unes servent d’aliment à l’homme, par exemple, le sesuvium portulacastrium dans les Antilles, lezresembryanthe- num edule au Cap de Bonne-Espérance, et la /e/ragonia expansa à la Nouvelle-Zélande: mais ces plantes nous intéressent surtout par la quantité de matières salines toutes formées qu’elles con- tiennent, et qui en suintent quelquefois naturellement: ainsi la plu- part d’entr’elles, lorsqu'elles croissent sur les bords de la mer, servent à la fabrication de la soude; elles contiennent d’autres matières salines lorsqu'elles croissent loin de la mer: ainsi le reaumuria vermiculata, cultivé au Jardin des Plantes, exsude par ses pores corticaux, un mélange de muriate de soude, et surtout de ni- trate de potasse(1); serait-ce à cette quantité de sel contenu dans les ficoides, qu'il faut attribuer l'emploi du#esembrianthe- mum nodiflorum pour les préparations du maroquin? Au reste, voyez les observations sur la formation de la soude, à l’article des
chénopodées.
(1) Voy. Bull, Philom, n. 8o.
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