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6.52) ou moins prononcé: tels sont, parmi les espèces dont la fleur n'est point renversée et qui constituent le genre porrbalia de Vandelli, Où Zonidium de Ventenat, les viola parviflora, F.. Ipecacuanha, et#7. itoubou Aubl., dont j'ai eu occasion de parler en détail dans mon Mémoire sur les diverses espèces d’Ipecacuanha: tels sont encore, parmi les véritables violettes, les 7. odorata, V. canina, et même le Y. tricolor, dont les propriétés quoique faibles, ne peuvent être révoquées en doute. Cette dernière espèce se dis- tingue encore par l'utilité de ses feuilles et de sa tige dans les maladies cutanées: propriété qui a cependant besoin d’être démon- trée par de nouvelles expériences.
60. RUOUSACELS Rutaceæ, Juss.
Les genres qui composent la famille des rutacées paraissent au premier coup-d’æil, fort éloignés les uns des autres; cependant les caractères les plus importants sont communs à tous, et les décou- vertes modernes de la Botanique tendent à lier de plus pres les genres de cette famille.
Les rutacées offrent peu de différences relativement à leurs pro- priétés médicales: les feuilles, l'écorce et le calice de toutes ces plantes renferment des vésicules pleines d’une huile volatile odo- rante; dans celles qui sont ligneuses lécorce et le bois suintent une matitre résineuse odorante, bien connue dans le gaïac. Toutes ces plantes ont, en général, une saveur amère, souvent un peu âcre: leur décoction, prise à l’intérieur, est stimulante, chaude, aromatique, agit sur les nerfs comme anti-spasmodique, dans le ca- nal intestinal comme anthelmintiqne, mais tend surtout à exciter la sueur; cette dernière propriété est bien remarquable dans le g'alac (gayacum oficinale, et G, sanctum), et c’est à elle sans doute qu'il faut attribuer l'utilité de ce médicament contre la goutte et les 16


