A
ÉL118:3 que. On retrouve ce même aromate dans l'écorce du magnolia glauca, et même dans celle des Z//icium, que les Chinois brulent
comme encens dans leurs temples: mais dans ce dernier genre;
c’est surtout le fruit qui en est doué, et que l’on connaît sous le
nom d’anis étoilé. La graine des magnoliers est d’une amertume
remarquable, et est cependant mangée par les animaux. Cette
amertume et cette salubrité semblent faire, pour ainsi dire, un» passage naturel de propriétés des magnoliers aux quassia: 1Ci nous
trouvons une saveur éminemment amère, nullement astringente,| ni aromatique, répandue dans la plante entitre, plus sensible dans la graine, et surtout dans l'écorce de la racine, Le quassia amara est comme on sait un excellent stomachique, et est souvent employé] contre les fièvres opiniâtres. Le©. stmaruba; qui a la même amer- tume, est employé comme tonique dans les dysenteries. Au reste, rappelons- nous que le genre quassia diffère par la structure des tulipiféres, et semble tenir le milieu entre cette famille et celle des rutacées.
B9:4À NON ES, Anone. Juss.
Les anones se rapprochent de la famille des tulipifères par l’a- rome qui se trouve dans l'écorce du fruit de la plupart d’entre elles, et qui probablement modifié par divers mélanges, a été comparé au poiyre dans l’uvaria aromatica Lam., à la thérébentine dans l’7- zona muricata Lin. Cet aromate se retrouve dans l'écorce du fruit de Puvaria tripetala Lam., et probablement dans tous les arbres de cette famille. Il à encore frappé les voyageurs dans l’écorce et les feuiiles de l’uvaria zeylanica Lin., du Cananga ouregou Aubl., etc. Enfin la pulpe du fruit de presque toutes les anones est un mets agréable dans PAmérique et dans les Indes. On lui attribue tantôt un parfum d’abricot, comme dans l’vvaria seylanica, tantôt une np) odeur de cannelle, comme dans l’enona muricata Lin. et 4. che-


